Sécurité· 6 min de lecture

« On vous paie en visibilité » : pourquoi c'est une arnaque et comment répondre

Seules 15,5 % des collaborations détectées donnent lieu à une rémunération identifiable. La visibilité ne paie ni le loyer, ni le matériel, ni vos heures de travail. Voici comment répondre aux marques, avec des mots simples.

« On vous paie en visibilité » : pourquoi c'est une arnaque et comment répondre

« On ne peut pas vous rémunérer, mais on vous mettra en avant sur notre compte » : tous les créateurs ont reçu ce message. Le Baromètre de l'Influence Reech 2025 donne la mesure du phénomène : seules 15,5 % des collaborations commerciales détectées donnent lieu à une contrepartie financière, un gifting ou une affiliation clairement identifiée. Autrement dit, l'immense majorité du contenu de marque produit par des créateurs n'a aucune rémunération claire.

Posons les choses : créer une vidéo de qualité, c'est du repérage, un tournage, un montage, une réécriture — souvent une journée de travail ou plus. La « visibilité » proposée en échange est invérifiable (la marque republiera-t-elle vraiment ?), non garantie contractuellement, et son bénéfice réel pour votre audience est généralement proche de zéro. Les cas documentés abondent de marques qui promettent un repost à leur compte « 500K abonnés »… et ne republient jamais.

Il y a désormais un argument juridique massue : depuis le 1er janvier 2026, le décret n° 2025-1137 impose un contrat écrit dès que la valeur totale de la collaboration — rémunération ET avantages en nature, produits offerts inclus — dépasse 1 000 € HT par annonceur et par an. Une marque sérieuse qui vous propose un partenariat doit donc être capable de le formaliser. Celle qui refuse tout écrit vous dit déjà tout ce que vous devez savoir.

Comment répondre sans brûler le pont ? Une formule simple fonctionne : « Merci pour votre intérêt ! Je réserve les collaborations non rémunérées aux causes qui me tiennent personnellement à cœur. Pour votre marque, mon tarif pour ce format est de X € — et je passe par une plateforme qui sécurise le paiement pour nous deux, ce qui vous garantit aussi que vous ne payez qu'un contenu validé. » Vous restez professionnel, vous posez votre valeur, et vous offrez à la marque une garantie qu'elle n'a nulle part ailleurs.

C'est le renversement que permet l'escrow de Trend & Match : la marque ne « risque » plus rien à payer un créateur (les fonds ne partent qu'à la validation du contenu), et le créateur ne risque plus de travailler pour du vent (les fonds sont déjà déposés avant de commencer). Quand la sécurité est intégrée, l'argument « on ne peut pas se permettre de payer » ne tient plus.

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